Dossiers
Pour qu'un chien de race obtienne son pedigree définitif, il faut le faire confirmer. Or, on constate que 2/3 des acquéreurs de chiens inscrits au Livre des Origines négligent ou renoncent à cette formalité. Manque d'information, manque d'intérêt ? A quoi sert la confirmation et faut-il la supprimer ? |
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Alors que la plupart des propriétaires attendent de leur chien qu'il soit avant tout un excellent compagnon jouissant d'une santé de fer, certains ne jurent que par le chien de race. Le fameux chien avec "papiers". La particularité de la cynophilie française est en effet d'imposer le mécanisme de la confirmation pour décerner aux chiens leur pedigree définitif. |
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A la base, l'idée de la confirmation part d'une intention louable. Les races de chiens sont sélectionnées sur des critères bien précis, tant sur le plan de la morphologie que du caractère. C'est à cette fin que les "standards de race" ont été rédigés et sont régulièrement revus et adaptés selon les besoins. Le standard décrit toutes les caractéristiques attendues pour le "bon" chien et qu'il sera susceptible de transmettre à sa descendance. L'histoire des races est directement liée à la tenue d'un livre généalogique qui recense tous les individus et leur généalogie. Cette notion n'est nullement l'apanage de la cynophilie : de tels livres sont tenus depuis fort longtemps pour toutes les espèces animales que l'on élève, y compris les animaux de rente. |
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Dès lors que l'on reconnaît la notion de race, et que l'on est conscient que des dérives peuvent se produire au fil du temps (nouvelles couleurs de robe, modification de la taille,…), il faut fixer des limites. D'où la rédaction des "standards" et la tenue de livres généalogiques qui permettent de conserver une trace de tous les ascendants d'un individu. |
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La confirmation a un effet pervers. L'acheteur qui, un an après son acquisition, voit son chien refusé à la confirmation se sent floué. Dans le meilleur des cas, il est déçu qu'on lui notifie que son chien présente un défaut. Mais, parfois, cela se finit au tribunal. Les litiges sont de plus en plus fréquents. Certes, une jurisprudence à peu près constante affirme que la vente d'un chien de race n'implique nullement l'obligation qu'il soit confirmé (ce serait une obligation de résultats), mais c'est toujours ennuyeux. |
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Le débat est présent au niveau des instances cynophiles, sans pour autant que l'on puisse espérer des réponses rapides. Supprimer la confirmation nécessiterait que le législateur modifie le code rural. Il y a fort à parier que ce n'est pas une préoccupation principale. Reste une position de repli, aujourd'hui préconisée par la Société Centrale Canine : faciliter la confirmation par tous les moyens en multipliant les séances publiques ou les confirmations à domicile, et en faisant preuve d'une certaine mansuétude à l'égard des chiens présentés. Le problème n'est pas simple, mais le débat évolue doucement. La confirmation, avec tous les défauts qu'elle peut avoir, risque tout de même de perdurer encore quelques années ! |
Aniwa le :23/11/2001
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